Françoise LEVESQUE (6.5) , née le 25 octobre 1886, à Nantes (44), décédée en 1977,
et Maurice ARNOUS RIVIERE (6.5a),
né le 28 juin 1880, à Nantes, décédé le 19 octobre 1956, à Plessé (44),
mariés le ... 1909, à Nantes (44),
d'où 5 enfants : Gildas (1910), Philippe (1912), Nicolas (1913), Vincent (1918) et Colette (1921).



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Maurice, pendant la guerre de 14-18

 

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Ci-dessous un petit mot de Colette Le Bec, parlant de son père Maurice Arnous-Rivière et de ses 4 frères

Maurice Arnous-Riviere !

J’étais sa fille Colette et j’avais 4 frères qui ne s’intéressais guère à moi.
Gildas, que maman appelait sa « réussite »
Philippe doué pour tout, emporté trop tôt par une vague, il n’avait pas voulu écouter les marins du Croisic qui lui déconseillaient de quitter le port. Il a chaviré et s’est noyé avec deux amis.
Nicolas, Je ne l’ai pas souvent rencontré, il me semblait doux et aimable. Mort en Syrie du « mauvais coté » tué par les Anglais, « mais qui pouvais savoir » il défendait la France. Maman « Françoise » m’à donné une gourmette en or qu’il avait achetée à Poitiers … pour qui ….. ? Je l’ai donnée à Aude
Vincent : Ses filles vous en dirons plus que moi.

Papa m’a beaucoup appris et ma laissé en héritage son gout du « bricolage » que j’ai scrupuleusement transmis à tous mes enfants. J’étais à Madagascar quand il a eu cet accident en tombant du train qui lui a coupé un bras et cassé les reins.
Je voudrais bien l’avoir encore à coté de moi.

Colette Le Bec née Arnous Riviere


Texte de Colette Le Bec sur sa mère, Françoise Levesque

Maman, née Françoise Levesque, cinquième des Filles de Paimpont, était une "grande dame", non seulement par la taille, mais par l'intelligence et la culture. Elle n'avait pas fait d'études comme on l'entend aujourd'hui, mais elle connaissait la généalogie des rois de France et récitait sans se tromper la liste des départements avec leurs préfecture et sous-préfectures. Elle savait soutenir une conversation avec des personnes de tous niveaux, des plus huppées aux plus humbles.

Très pieuse et respectueuse des commandements de Dieu et de l'Eglise, elle était d'une grande charité, attentive à la détresse des plus démunis (les réfugiés pendant la guerre, ou les missions de Madagascar) et, grâce à ses dons pour la couture et le tricot, elle approvisionnait régulièrement les kermesses pour obtenir des fonds. Elle disait ses prières, prêtait une grande attention à ses bonnes œuvres et remplissait le mieux possible tous ses devoirs.

Maman nous aimait profondément tous les cinq mais elle était sévère. Je la remercie de m'avoir appris le travail bien fait et une bonne tenue à table. Mon frère aîné Gildas était "sa réussite". Les disparitions tragiques de Philippe, puis de Nicolas, l'on définitivement empêchée de tout sentimentalisme ; elle était très peu démonstrative. Mais chacun était toujours bien accueilli et elle recevait avec générosité.

Papa était un homme bon ; je ne l'ai jamais entendu dire du mal de quelqu'un et il a rendu bien des services. Comme il était très adroit et que Maman n'aimait pas le voir s'attarder en revenant du Quartier, elle avait toujours pour lui un ouvrage en train. Je l'ai vu faire du modelage, des tapis de haute laine, de la reliure, des encadrements de tableaux, des soldats de plomb, une maison de poupées entièrement équipée de ses meubles, ces derniers objets pour la vente de charité des Auxiliatrices à Orléans et les kermesses pour le stand tenu par Maman. Je le remercie tous les jours de m'avoir appris à planter un clou et d'avoir transmis ses dons à mes enfants et petits-enfants.

Papa, Maman, vous êtes beaucoup d'autres choses encore que je garde dans mon cœur et que je ne saurais dire.

Colette Le Bec


Texte de France Benoist-Gironière sur sa grand-mère, Françoise Levesque

Une éducation sévère et rigoureuse (elle était la cinquième fille de Paimpont avant l'arrivée tant attendue de deux garçons), le décès dans des circonstances tragiques de ses fils Philippe et Nicolas, puis le terrible accident de son mari qui le laissa paralysé de longues années l'avaient presque malgré elle enfermée dans une volonté de ne rien montrer de ses sentiments et de ses souffrances. Certains la trouvaient froide et peu avenante peut-être, mais nous, ses petits enfants, avions vite trouvé le chemin de son affection.

J'ai passé beaucoup de temps à l'Espinay, pendant la guerre d'abord, puis chaque été et le plus souvent possible jusqu'à sa mort. Je me souviens d'une grande sévérité, il fallait respecter les règles, et de quelques rudesses dans ses manières mais c'était une carapace qu'elle a su faire éclater pour donner beaucoup d'attentions et de plus en plus de tendresse. Dans les dernières années de sa vie, dans sa triste chambre de la Maison Hospitalière de Plessé, les visites de ses arrières-petits-enfants la touchaient et ma fille Soizic et son cousin David gardent le souvenir d'une Grand'mère affectueuse et, surtout, de ses longs bras.

On ne peut oublier les goûters qui chaque été faisaient se retrouver autour de la grande table de la salle à manger et sur le perron de l'Espinay de nombreux cousins et voisins qui n'auraient pour rien au monde manqué cet important rendez-vous.

Grand-mère était très exigeante sur l'exactitude de notre présence à table, il ne fallait pas manquer les trois appels de la cloche et nous devions venir très rapidement du fond du parc où du grenier dans lequel j'avais très vite découvert des trésors de lecture dont je devais m'arracher. Grand-mère voulait tout son monde autour d'elle et particulièrement au moment de la prière du soir. Quel souvenir ! A la messe du Dimanche aussi où, à son banc, on ne pouvait que remarquer sa haute silhouette vêtue de noir et sa grande capeline. Celui aussi à la fin du déjeuner du Dimanche où nous, les enfants, avions le droit de boire une larme de sa liqueur de noyaux dans les petits gobelets d'argent ! Et combien d'autres encore.

Oui, Grand'mère était une grande dame comme le dit sa fille, Tante Colette. Elle reste très présente dans ma vie et dans les souvenirs de tous ceux qui l'ont connue et aimée.

France Benoist-Gironière,
fille aînée de Vincent Arnous Rivière, seconde des petits enfants de Françoise Levesque

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